Parler avec des images : gagner du temps de cerveau

Parler avec des images : gagner du temps de cerveau

Ce billet a été lu 2187 fois. À votre tour?

Sur le web, on peut soit écrire avec des mots soit parler avec des images. 

J’ai appris le terme « Suspension of Disbelief«  ce matin et j’en suis déjà amoureux. Cette curieuse et poétique expression caractérise à merveille notre attitude devant la fiction : nous abattons les remparts du scepticisme. En clair : nous rentrons dans l’histoire sans poser de questions superflues.

Il existe différents styles de dessins animés : le 2D traditionnel, le 2D vectorisé, la 3D (avec toutes les formes que ça peut impliquer), la stop-motion…Le champs de possibilité est très large.

Faire appel à Blanche-Neige pour vendre des tartes aux pommes

Comprenez-moi bien : un outil redoutable pour faire facilement passer un message, c’est le cartoon. Des images simples, colorées et animées peuvent faire des miracles … et pas que dans la cour de récré. Le «suspension of disbelief» s’active aussi devant ces images en mouvement. On repense à Blanche Neige, aux Super Nana ou à Goldorak : on retombe en enfance. On ne se sent pas menacé par le cartoon.

Mieux : on ne se pose pas de questions de «grands» devant le cartoon. On le suit avec avidité, on rigole, on s’extasie ou on s’énerve. L’important est de faire réagir. Et le tour est gagné.

Faire court, ça prend du temps

Bien évidemment, on ne va pas gagner avec un cartoon long.Il faut créer du contenu court (et partageable, pour bien faire). Et quand vous avez fait du court, vous pouvez encore tailler dedans : la durée idéale d’un cartoon est de 90 secondes.

Vous captiverez les gens endéans les 7 premières secondes.

Après ces 7 secondes, vous avez 30 secondes supplémentaires : il ne faut pas tout foirer.

La foire aux détails, c’est pour Star Trek. Ici, on fait dans le concis

Si la durée est courte, les éléments présentés dans le cartoon doivent l’être également. Je m’explique : vous gagnerez en temps de cerveau si vous usez des images / pictogrammes conventionnels. Un appareil photo, de l’argent, un homme, une femme : allez à l’essentiel. L’idée n’est pas de faire une fresque à la MichelAnge : l’idée est de vendre du contenu, un service ou un produit.

Un dessin vaut toujours mieux que mille mots, et que cent photos. Mais si vous n’avez pas les dons/ le temps ou l’envie graphique d’user de dessins, les photos restent toujours de bon aloi … pour autant que vous ne noyiez pas la page. On parle de lecture aisée, de lecture sans effort de lecture.

Jumelez cette simplicité avec une voix claire, une musique de fond (neutre si possible, vous pouvez en trouver sur le site Audiojungle) et un bon call to action, et le tour peut être joué. 

Créer gratos ne veut pas dire créer craignos

Pour avoir travaillé avec Powtoon, je ne peux que vous le recommander . En deux, trois clics (ou en un peu plus, parce que tout bon travail prend du temps à être mis sur pied), vous pouvez arriver avec un contenu de qualité, partageable sur Youtube et sur les réseaux sociaux. Et si vous voulez du HD, c’est là que ça devient payant.

Vous pouvez peut-être innover : user de ces logiciels de micro-vidéos pour promouvoir vos services. Dire quelque chose en sept secondes relève du défi. Mais chaque défi vaut la peine d’être relevé, non? Toyota a utilisé Vine pour créer une publicité – encore faut-il bien savoir la viraliser.

Donc, si vous ne vous sentez pas l’âme d’un Kubrick ou si vous ne voulez pas vous lancer dans des logiciels tels que Première, Photoshop ( oui, on peut faire de l’animation avec), TVPaint ou iMovie, Internet a bon nombre d’outils gratuits (ou presque) à votre disposition … Quand on sait qu’un cartoon peut coûter, au minimum, 1500 $ par minute, on relève les manches et on plonge les mains dans le cambouis. C’est la crise pour tout le monde !

Au fait, avez-vous lu cet article de Loïc et cet article de Yannick ?

 

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A propos de Benoît Hautot

Tout fraichement diplômé de Saint Luc en Arts Numériques, Benoit se destinait, petit, à être curé, architecte ou journaliste. Le voilà qu'il sait faire du graphisme et qu'il est en stage -prolongé - chez WAW, pour apprendre cette nouvelle compétence qu'est l'écriture web. Pfiou, ce n'est pas une mince affaire !

Sur le sujet, avez-vous lu...

6 Responses to Parler avec des images : gagner du temps de cerveau

  1. Et il y a même moyen de faire des bandes-annonces tout aussi courte, tel que celle faites pour Jobs sur Instagram : http://instagram.com/p/br4iT0oUeD/

    • Le seul soucis, et j’ai oublié de le préciser dans l’article, c’est que des applications comme Vine ou Instagram Vidéo ne marchent pas encore tout à faire comme il faut sur certaines plateformes. Pour ma part, aucun des deux ne fonctionnent à 100% sur Androïd.

      Mais merci de ce commentaire, Yannick.

  2. […] Sur le web, on peut soit écrire avec des mots soit parler avec des images.  […]

  3. […] Sur le web, on peut soit écrire avec des mots soit parler avec des images. J’ai appris le terme « Suspension of Disbelief« ce matin et j’en suis déjà amoureux.  […]

  4. Merci pour ces informations d’un nouveau professionnel de l’écriture web…

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