Mettre en page un livre complet, conseils et astuces

Étiquettes :

La semaine passée, j’ai eu l’occasion de mettre en page un livre en entier, c’est un exercice qui comporte quelques règles à respecter à la lettre près.

Si vous voulez mettre vous même un livre en page, sachez dors et déjà que je vous conseille de ne pas le faire. Il y a des petits trucs et astuces qu’il faut pouvoir gérer et il n’y a rien de mieux qu’un graphiste pour le faire mais si vous voulez vraiment, alors suivez ces petits conseils par lesquels il faut absolument passer.

Préparez un contenu clean

Premièrement, avant de vous mettre à faire votre mise en page, faites en sorte d’avoir un contenu clean qui soit prêt à être mis en page directement et qui ne comporte plus d’erreur, car une petite erreur, une phrase à ajouter et toute votre mise en page changera d’un seul coup. – et tout le boulot sera à refaire –

Ensuite, préparer une maquette de test qui soit clean et prête à être utilisée pour tout le reste. C’est de cette maquette que va découler tout le reste de votre livre. Au préalable, faites un test en soignant bien les détails afin que chaque petit point soit designé au poil prêt. Rien ne doit être laissé au hasard.

Si ces deux choses sont faites alors vous êtes prêt à vous jeter à l’eau dans l’océan du livre, de l’encre et des taches sur les doigts! – Ah non, on n’utilise plus ce genre d’imprimerie aujourd’hui… –

Désactivez les césures

Lorsque l’on écrit un texte, il arrive que des lignes s’allonge de trop et que l’éditeur de texte fasse une césure automatique dans un mot, « con-cession » par exemple. Vous remarquerez que ce genre de césure n’est pas des plus esthétique. Alors, avant de faire quoi que ce soit, désactivez immédiatement les césures dans votre traitement de texte. Vous pourrez gérer les lignes trop allongées au cas par cas par la suite en jouant avec les espaces.

Évitez la veuve et l’orphelin

Non non, on ne vient pas de passer dans le bureau d’une assistante sociale. En imprimerie la veuve et l’orphelin sont deux concepts bien distincts qui risquent de vous donner des cheveux blancs. Retenez donc qu’une ligne veuve est la dernière ligne d’un paragraphe apparaissant isolée en haut d’une page, et qu’une orpheline est la première ligne d’un paragraphe apparaissant isolée en bas d’une page. – Mais si, vous voyez, ces lignes qui sont toutes seules dans un livre où du coup, on ne comprend plus la phrase. –

Si vous utilisez Word, il y a une option de paragraphe qui vous permet d’éviter ce genre de désagrément. Si vous utilisez inDesign, la doc officielle vous donne quelques trucs et astuces afin de supprimer ces lignes désagréables et surtout chronophage. – les chasser prend un temps fou ! –

Soignez vos espaces insécables

Une espace insécable – en typographie, on dit une espace et non un espace – est l’espace qui se trouve entre un mot et une ponctuation et qui ne peut faire de saut à la ligne, un point d’interrogation par exemple. Si vous travaillez dans Word ou un traitement de texte classique, ce genre d’espace est automatique. En revanche, si vous travaillez dans inDesign, vous risquez de devoir les ajouter vous même car le programme remplace ces espaces insécables par des espaces normales, du coup, vous risquez d’avoir un point d’interrogation en début de ligne – moche, non ? –

Sachez également qu’il y a moyen d’ajouter deux genres d’espaces insécables. La première est une espace insécable de base qui s’agrandira comme bon lui semble lorsque le contenu sera trop étendu sur une ligne. La deuxième est une espace insécable à chasse fixe qui permet que l’espace ne s’agrandisse pas d’un pouce.

 

Une fois que toutes ces choses sont faites, vous allez pouvoir envoyer votre livre à relire à diverses personnes. Dites leur de faire attention à toutes ces choses que je viens de vous dire car même en repassant plusieurs fois sur vos pages, il se pourrait que vous laissiez passer des erreurs. Un dernier conseil, ne faites pas cela en une semaine, mais prenez le temps de soigner les détails et de pouvoir relire à l’aise sans vous précipiter afin d’avoir la meilleure version possible à montrer à vos clients/amis/famille/chien/chat/autre… Si vous voulez un exemple, sachez que Wearethewords a réédité un livre qui est achetable sur son site…

Vous avez déjà mis des livres en pages ? Quels ont été les gros points noirs que vous avez dû régler ? Vous le referiez ? Quels sont vos conseils à ceux qui voudraient se lancer ?


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Devenez chroniqueur

Vous souhaitez devenir chroniqueur ou nous soumettre un article? Rien de plus simple.

Ça m'intéresse

#EPW sur Twitter

#EPW sur Facebook

À propos

Votre blog Écrire pour le web en chiffres
  • Plus de 25.000 sessions par mois
  • Plus de 35.000 pages vue chaque mois
  • 1500 abonnés à la newsletter
  • Créé en 2006
  • 1e position dans Google sur des expressions métier
En savoir plus