Réputation des entreprises et contenus Web
Posted on | mai 26, 2010 | 6 Comments
Trois grands facteurs influencent la réputation de votre société. La communication en est un. Les compagnies qui racontent leur propre histoire et s’engagent auprès de leurs publics font une différence fondamentale. Comme Google…
3 facteurs déterminent la réputation des entreprises, relate L’écho à la suite du Reputation Institute, qui publie le panthéon des entreprises avec la meilleure réputation au monde (Le top du top de la réputation d’entreprise). Les entreprises qui communiquent activement gagneraient entre 3 et 4 points sur l’échelle de 100.
Google l’a compris, qui, sauf en Asie, domine tous les top 5 régionaux du monde. La question est donc – pour paraphraser le titre de l’excellent ouvrage de Jeff Jarvis : Que ferait Google à votre place?
À quoi tient la réputation des entreprises ?
Avoir une bonne réputation suppose d’être « connecté avec le public, à travers les produits et les services, en possédant une bonne gouvernance, qui comprend des aspects comme la transparence, et par un entreprenariat citoyen qui recouvre des aspects divers comme la responsabilité environnementale, la philanthropie et une influence positive sur la société », explique Anthony Johndrow, managing director du Reputation Institute.
Une telle stratégie ne peut faire l’économie, aujourd’hui, de sa transposition (de son prolongement ou encore de son renforcement, selon les visions) sur le Web. Dans cette définition, par exemple, épinglons quelques éléments critiques qui, sur le Web, prennent encore plus de sens.
Être connecté avec le public – c’est le principe même de la présence en ligne des entreprises, pour autant que cette connexion soit pro-active, pertinente, singulière et réellement engagée ;
Une bonne gouvernance - La présence d’une entreprise sur le Web exige tout autant une bonne gouvernance. À cet égard, la qualité générale et, donc, aussi, la qualité éditoriale progressera beaucoup sur le Web lorsque les fonctions clés, qui décident du quoi, du comment, du combien et du pourquoi publier maîtriseront vraiment le média, ses spécificités et ses standards ; lorsque les décideurs comprendront que le Web n’est pas un support où dupliquer de l’information, mais un média nécessitant une stratégie d’édition à part entière – qui est partie intégrante d’une bonne gouvernance.
La transparence – On définit souvent le web comme « transparent », sa démocratisation ayant fait naître et croître une idée de liberté, d’affranchissement - un espace de libre expression sans tabou, de libre échange et de libre réflexion sans emprise. C’est d’ailleurs cela qui fait peur aux entreprises, qui refusent d’accueillir les contenus de recommandation (mauvaise recommandation d’ailleurs – parce qu’elles pensent aussi toujours que les commentaires seront mauvais) ou autres contenus générés par les utilisateurs. Mais le Web ne déroge à aucune règle : ni celle de communiquer, ni celle de réguler cette communication. Cependant, une fois de plus, cela demande gouvernance, ressources, stratégie… Mais ne forme-t-on pas déjà « dans la vraie vie » les représentants à la vente, les serveurs de l’horeca, les réceptionnistes des hôtels, les employés des helpdesks et les chargés de clientèle à gérer la communication et la relation avec la clientèle, précisément ?
La philanthropie – Autre grand principe (discutable et discuté) du Web: la gratuité, la volatilité des produits et des services… Comment des entreprises peuvent-elles gagner de l’argent sans faire payer les consommateurs ? Le concept de la gratuité subit une véritable révolution depuis le Web. Avec la diminution de ses coûts dans des proportions jamais vues, le gratuit n’est plus seulement justifié par des actions promotionnelles – c’est devenu une réalité quotidienne. La question pour les entreprises est donc de savoir Qui paye quoi ? Une question que Chris Anderson (auteur du concept de la longue traîne) aborde sous toutes les coutures dans son ouvrage « Free: entrez dans l’économie du gratuit« .
Améliorez votre réputation (en ligne)
Communiquer de manière volontariste et pertinente serait la meilleure stratégie pour améliorer son image, toujours selon le Reputation Institute. En fait, trois axes influent sur la réputation des entreprises auprès des publics:
Les rapports directs avec l’entreprise – Ces rapports, qui ont « un énorme impact », peuvent parfaitement être pris en charge partiellement par vos outils en ligne. Même si l’interactivité n’est pas aussi totale et immédiate que dans le monde réel, le service et sa valeur ajoutée peuvent l’être.
Les conversations – Le web est conversation… Tout écrit de notre ère Web a vocation de se retrouver en ligne, d’être partagé, commenté, diffusé, recommandé. La langue du Web est une langue de conversation et les outils (sociaux) du Web sont des outils de conversation. Même le marketing est aujourd’hui flanqué de ce préfixe et devient, sur le Web, le « conversational » ou « conversation » marketing.
Ce que dit et fait la compagnie – « La plus grosse découverte pour nous dans cette étude n’était pas la liste du top 10 ou l’idée que les produits, les services et la gouvernance étaient importants mais bien que ça paie de communiquer », explique Anthony Johndrow du Reputation Institute. « Dans l’étude, on marque une différence fondamentale entre les compagnies qui racontent leur propre histoire et s’engagent auprès du public et celles qui attendent de vraies nouvelles ou un événement qui leur permettent de communiquer. »
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Tags: expérience utilisateur > marketing de contenu > stratégie de contenu web > Web 2.0
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6 Responses to “Réputation des entreprises et contenus Web”
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mai 26th, 2010 @ 9:58
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mai 26th, 2010 @ 10:13
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mai 26th, 2010 @ 14:13
Bel article. Mention spéciale pour le point sur la « philantropie ». Au plaisir de vous lire à nouveau.
mai 26th, 2010 @ 14:37
@ Tiz. Merci pour votre commentaire. Au plaisir, également, d’échanger nos expériences, vous qui faites aussi de la stratégie Web.
novembre 9th, 2011 @ 22:19
Très bel article, je suis on ne peut plus d’accord avec tout ça mais parfois il suffit d’un mauvais commentaire sur un forum bien référencé pour que toute la manœuvre tombe à l’eau.
novembre 9th, 2011 @ 22:28
Merci Astrid!