Traduction de site web, un métier

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La traduction de site web est une discipline à part entière. Petit argumentaire humoristique exposant la pire des façons de traiter la traduction de votre site Internet.

Nul ne le contestera : Internet a permis au commerce d’abattre les frontières géographiques, d’explorer de nouveaux marchés, de conquérir de nouveaux clients à l’international.

« La machine se lave séparément dans l’eau froide. L’usage détergent doux. Ne pas blanchir ou sécher propre. »

Dès lors, la traduction web représente une opportunité exceptionnelle pour augmenter votre chiffre d’affaires et vous développer. Sauf si on traduit son site Internet n’importe comment. En s’appuyant exclusivement sur Google Translate, par exemple.

La traduction de site Web est un métier

Négliger le travail de traduction et faire appel à des traducteurs non (ou trop peu) qualifiés peut être très critique. Or, les erreurs de traduction sont généralement dues à une mauvaise traduction. Les conséquences peuvent être terribles. C’est alors qu’on se rend compte de l’importance et de la complexité d’une bonne traduction.

Un texte bien traduit est un texte pour lequel on ne se rend pas compte qu’il a été traduit. Une bonne traduction est toujours une adaptation. Il faut que le traducteur soit natif, professionnel et spécialisé dans le domaine du texte à traduire. Et qu’il soit capable de transmettre le sens exact de la langue originale, dans la langue d’arrivée. Bref, la traduction et la traduction de site web, en particulier, c’est vraiment une discipline !

61% des traductrices et traducteurs se forment constamment en lisant la presse professionnelle de leur secteur de spécialisation — Source: Proz.com.

8 conseils pour foirer une traduction de site Web

  1. Confiez votre traduction de site web à quelqu’un qui « connaît bien » la langue d’arrivée … Rien de pire que de faire traduire dans une langue qu’une personne a étudiée, « parle très bien ». Exemple : vous êtes français et souhaitez traduire le contenu du site Internet de votre entreprise en anglais pour démarcher une clientèle américaine. Il vous suffit de confier cette tâche à un voisin français qui parle très bien l’anglais. Vous obtiendrez à coup sûr un contenu bourré de clichés franco-français dans un anglais britannique approximatif. Voilà la certitude de ridiculiser votre activité aux yeux de vos prospects outre-Atlantique.
  2. Traduisez vous-même ! Votre cœur de métier ne vous occupe pas suffisamment ? Pas de souci, amusez-vous à traduire. D’ailleurs, pourquoi traduire ? Rédigez directement en langue étrangère. Vous pourrez bricoler et modifier le texte jusqu’à la dernière minute.
  3. Utilisez les logiciels de traduction gratuits (ou payants) destinés au grand public pour assurer quelques bons éclats de rire à votre lectorat. Vos traductions automatiques se répandront viralement sur les réseaux sociaux. Les tranches de rires sur les traductions ridicules ont surtout lieu le vendredi en fin d’après-midi pour finir la semaine sur une note joyeuse. Pensez-y.
  4. Ne briefez pas votre traducteur. Si, sensible à ces premières recommandations, vous preniez la décision de confier votre traduction à un ou une professionnelle, surtout ne lui dites rien de vos intentions. Avec une bonne boule de cristal, il lui sera facile de deviner que votre contenu est une mise à jour de chroniques qui doivent être structurées et ludiques, que vous ciblez une nouvelle niche ou testez un nouveau produit.
  5. Prenez le premier traducteur que vous avez sous la main. Ne confiez jamais votre document à une traductrice ou à un traducteur spécialiste de votre métier ! Un bon dictionnaire Collège devrait suffire à distinguer un écrou borgne d’un écrou cranté.
  6. Contentez-vous de faire traduire le texte. Les illustrations resteront dans la langue d’origine. Vos images, infographies ou schémas peuvent rester en version originale dans votre texte. Faites surtout traduire mot à mot la totalité de vos 155 pages de site Internet ! Tant pis pour l’idée qu’une image vaut 10 00 mots et facilite la lecture d’un document… Puisque vous avez de l’argent, dépensez-le !
  7. Ne vous mêlez pas du travail de traduction. Surtout une fois la commande passée à votre prestataire linguiste ne vous impliquez plus ! Il sera bien temps de reprendre le document une, deux, trois ou quatre fois après sa livraison, au moment de sa mise en ligne et jusqu’à énervement maximal des deux parties !
  8. Inutile d’anticiper ! Les traductrices et les traducteurs travaillent très bien sous pression entre 20 heures et 8 heures. Oui, ce sont des gens un petit peu à part, qui ne dorment pas la nuit. Enfin, nous vous facturerons un petit extra pour cela !

Traductrice indépendante, Isabelle Meurville apporte des solutions de communication écrite : traduction, création de contenu et veille thématique multilingue aux entreprises de la filière Énergies renouvelables et aux organisations de droits fondamentaux. Depuis plus de 15 ans, elle applique les règles déontologiques préconisées par la Société française des traducteurs.


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