Le JOMO, vivre sans les réseaux sociaux

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L’attitude JOMO, se déconnecter des réseaux sociaux, pour profiter autrement de ce qui nous entoure. Le point sur cette nouvelle mode.

JOMO ou le lâcher prise

Pour être JOMO, il faut éteindre son smartphone, son ordi, sa tablette. Il faut ouvrir grand les yeux et profiter.

L’addiction aux réseaux sociaux est de plus en plus présente. On se lève, on consulte ses mails. Un petit passage sur sa page Facebook pour checker ses notifications. Prendre un verre de jus d’orange, déjeuner en consultant les dernières tendances de la nuit sur Reddit. Instagrammer la jolie tartine qu’on s’apprête à engloutir. Grimper dans sa voiture. Tweeter son dégout pour les embouteillages du matin. Et de continuer comme ça  jusqu’au moment de fermer les yeux.  Pour finalement s’endormir à coté de son smartphone en charge. Ces gestes peuvent vous paraître hallucinants et dérisoires écrits bout à bout, mais finalement n’est-ce pas ce que nous faisons?

En réponse à ces routines addictives, Anil Dash, un célèbre entrepreneur hightech New-Yorkais, invente le concept du JOMO. Cette nouvelle mode est l’abandon pure et simple de cette boulimie d’informations et de partages de nos moments de vie sur les réseaux sociaux.

JOMO (acronyme de « Joy of missing out »), c’est ne pas s’en faire de ne pas connaitre tout, tout de suite et tout le temps. Ne plus rivaliser avec ses amis Facebook pour savoir qui est allé au festival le plus tendance ou mangé la meilleur glace. Et profiter de la vie réelle, de son conjoint, de ses enfants.

Se déconnecter

Pour être JOMO, il faut éteindre son smartphone, son ordi, sa tablette. Il faut ouvrir grand les yeux et profiter.

Se déconnecter pour ne plus être sans cesse à la recherche de savoir ce que font, mangent ou vivent nos amis à travers nos écrans. C’est aller à la rencontre en vrai de vrai des personnes qui nous entourent.

La JOMO attitude est l’opposé du FOMO (« Fear of missing out »). Cette peur de manquer quelque chose qui crée le besoin irrésistible de se connecter aux réseaux sociaux.

Alors dans notre monde actuel, professionnel ou privé, il est sans doute utopique de penser que l’on peut complètement se déconnecter. Mais pourquoi ne pas s’organiser de petites cures « JOMO » en rentrant du boulot en arrivant chez soi (« le Door Drop »), durant certaines heures de la journée (les « holy hours »). Il ne s’agit pas de disparaître complètement du paysage internet, mais juste d’en prendre congé.

Fini les textos à rallonge où on ne se comprend pas vraiment. JOMO, finalement, c’est cesser de se parler par emoji pour se voir, se dire les choses et les vivre.

Seriez-vous prêts à vous lancer dans une cure JOMO? On essaie?


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