Nouvelle venue dans le monde de la pub numérique, la reconnaissance d’images fascine autant qu’elle effraie. Aura-t-elle notre peau?

1,8 milliard. C’est le nombre de photos que nous postons chaque jour sur les réseaux sociaux. Des photos qui en disent long sur nos centres d’intérêt et notre adhésion à certaines marques. En termes marketing, l’enjeu est énorme: le traitement de telles données pourraient avoir un effet transformateur pour les annonceurs et les plates-formes de réseaux sociaux.

Une révolution en marche pour les annonceurs

Le traitement des données issues de la reconnaissance d’images pourrait avoir un effet transformateur pour les annonceurs et les plates-formes de réseaux sociaux.

Selon Ditto Labs, un des acteurs les plus avancés dans la reconnaissance d’images à grande échelle, 85% des photos où apparaît un logo échappent aux outils de recherche textuelle traditionnels qui fonctionnent sur base de mots-clés associés. Les spécialistes du secteur appellent d’ailleurs ces informations visuelles contenues dans les images postées, partagées et repostées: des « hashtags passifs ».

L’année passée, Pinterest a fait l’acquisition de VisualGraph, une startup qui travaille sur la reconnaissance visuelle à grande échelle, afin de soumettre des annonces ciblées à ses utilisateurs en fonction des photos postées sur leur compte. Facebook a également investit une grosse somme (40 millions de dollars) dans Vicarious, une société spécialisée dans l’intelligence artificielle et la reconnaissance d’images. Et Google a dépensé pas moins de 500 millions de dollars pour DeepMind qui a développé différentes approches basées sur l’IA dont des systèmes de recommandations pour l’e-commerce.

Grâce à l’analyse du contexte et du contenu de ces images, il est possible d’optimiser la veille concurrentielle, d’étudier les comportements des consommateurs et utilisateurs, mais aussi de mieux cibler les futurs acheteurs ou de fidéliser les clients d’une marque. Le potentiel est énorme pour le monde de la publicité personnalisée. Même si on en est encore loin, à terme, un internaute qui poste des photos de ses vacances à la neige pourrait bien se voir proposer des offres de fabricants de ski…

Cliquer moins pour consommer plus

La technologie de reconnaissance d’image est également en passe de révolutionner notre expérience utilisateur et consommateur. C’est le crédo de Slyce, le plus grand challenger d’Amazon dans le secteur. Selon le principe du « snap-to-buy », l’application Slyce permet aux consommateurs d’identifier et d’acheter des produits simplement en prenant une photo de l’article à l’aide d’un téléphone intelligent ou en numérisant une image sur leur ordinateur. L’application transforme automatiquement la photo du produit en un clic permettant d’effectuer l’achat et transforme ainsi un moment d’inspiration en une transaction incroyablement pratique. À essayer en ligne sur: //slyce.it/demo.

slyce

La cible de Slyce: les créateurs de contenu, les concepteurs de marque, les e-commerces très présents sur les plateformes mobiles et qui souhaitent se distinguer des autres fournisseurs ainsi que les concepteurs tiers d’applications mobiles.

shoescom-slyce

Le case study: Shoes.com. Grâce à un partenariat avec Slyce, le site de vente en ligne Shoes.com est désormais en mesure de proposer les modèles de chaussures les plus ressemblantes par rapport aux photos soumises par ses consommateurs. Flasher sur une paire de chaussures dans un magazine, sur Instagram… ou portées par quelqu’un en rue peut désormais se concrétiser en achat en quelques clics sur le site. Parmi les marques disponibles sur Shoes.com, le logiciel de reconnaissance d’images de Slyce vous sélectionne les modèles les plus proches de vos chaussures de rêve.

Excitant ou flippant? Les technologies de reconnaissance d’images auront-elles notre peau? Ce qui est sûr, c’est que les défenseurs de la consommation responsable ou du slow marketing ont du souci à se faire.

Et vous, qu’en pensez-vous? Excité ou effrayé?


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