Combien vous coûte votre contenu?

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Combien vous coûtent les 2 actus par jour que vous publiez sur votre blog? Comment répartir les tâches de production pour assurer la rentabilité et la qualité de vos contenus en ligne? 

[notification type= »alert-success » close= »false » ]Mise à jour 11.01.16 – Le coût du contenu Web concerne aussi la réécriture. Notamment la réécriture de fiches produits. L’objectif étant d’évaluer le ratio coût/retour sur investissement de cette optimisation de fiches produits.[/notification]

 

Deux petites formules pour vous aider à estimer le coût du contenu web… Aujourd’hui, sur le Web, le contenu n’est plus roi: il est, nécessairement, R.O.I (Return On Investment – en français, retour sur investissement).  Pour assurer le rendement de votre production éditoriale, mettez en place une stratégie de contenu ! Et calculez vos coûts !

Rentabilité et coût du contenu Web? Question de workflow?

création x édition x publication

Création – Le coût d’un contenu Web, c’est d’abord le prix que vous allez investir dans la création de contenu. Mettons que vous investissez 15 heures dans la création d’un document en ligne. Vous demandez donc à un expert, détenteur d’un savoir spécifique, propriétaire d’une information clé, de fournir un projet de document sur un sujet précis. Cet auteur n’est pas nécessairement un communicant: il transmet son savoir dans son jargon et en puisant dans ses référents.

Édition – Après le sourcing, vient le temps de l’édition ou adaptation du contenu, qui absorbe une bonne partie du coût du contenu Web. En effet, vous sollicitez ensuite un éditeur qui va rendre ce texte lisible et compréhensible pour les audiences, en y intégrant les messages clés appropriés et en s’assurant que la communication remplira les objectifs établis. Cette étape est nécessaire, vous le savez (vous avez sans doute suivi une formation We Are The Words sur l’écriture Web), pour que le texte soit structuré du point de vue de l’utilisateur.

Publication – « Comment ça, publication ?, vous exclamez-vous. Oui, le coût du contenu Web implique aussi sa lisibilité en ligne. « On n’a pas de metteur en page. On n’est pas un groupe de presse, ici ». Chez vous, l’auteur écrit directement le texte en ligne et l’éditeur repasse dessus (1) ou bien l’auteur envoie un fichier .doc à l’éditeur qui revoit le texte et le met en ligne. La « publication » s’arrête là ? Votre rentabilité aussi.

  1. 15 h x 5 h x 0 = 0

  2. 5 h x 15 h x 0 = 0

Si vous n’investissez pas dans cette étape capitale du trajet du contenu – la publication – vous réduisez à néant les efforts de l’auteur et de l’éditeur.

Que l’auteur soit aussi l’éditeur, que celui qui veille à la bonne publication soit une tierce personne, que l’une y consacre plus ou moins de temps que l’autre, il faut, pour assurer la rentabilité de votre workflow éditorial, également investir temps, rigueur et énergie à la mise en ligne.

Mise en page, organisation de l’information, métadonnées, calls to actions, utilisation des mots clés, etc. sont autant d’aspects qui optimisent la trouvabilité, l’utilisabilité et l’accessibilité de l’information. Et on le sait: une information qui ne se trouve pas n’est pas de l’information.

Mise à jour: premier poste de coût du contenu Web?

Le coût du contenu Web, c’est donc le coût du livrable, et de la tâche en amont. Combien vous coûtent les tâches de rédaction Web que vous avez assignez à vos experts? Comment estimer vos dépenses en  production de contenu en ligne?

# doc. x temps rédaction x coût

Pour établir le coût de votre contenu Web, il suffit de prendre en compte le nombre de documents à produire, de le multiplier par le temps nécessaire à leur rédaction, que vous multipliez ensuite par le prix à l’heure que vous coûte le rédacteur.

La mise à jour de votre site est confiée au département Communication – plus précisément à une webmestre éditoriale (qui se charge à la fois de la newsletter mensuelle et des e-mailings, de l’intranet, de l’extranet et du site public. Elle vient aussi d’ouvrir une page Facebook et une page Entreprise sur LinkedIn, à la demande de sa chef, et comprend que si ça doit tenir la route, va falloir y mettre du contenu. Mais je m’éloigne. Je referme donc la parenthèse).

1 x 1 x 20 € = 20 €

Admettons que votre webmaster coûte 20 € / heure et que la mise en ligne d’1 actu lui prenne en général 1 heure (compte tenu qu’il s’agit d’un contenu Web, on peut le dire: elle a appris à travailler – très –  vite).

Supposons maintenant que vous ayez désigné une responsable éditoriale, pour assurer la qualité et la pertinence des contenus publiés. Cette personne vous coûte 35 € / heure. Elle assure son travail d’édition en 1/2 heure.

(12 x 1 x 20) + (12 x 0,5 x 35 ) = 420 €

Par ailleurs, le volume de production au mois est, disons, de 4 actus pour le site public, 4 actus sur l’intranet et 4 actus sur l’extranet. Cela vous coûte:

Dans le coût du contenu Web, la mise à jour de votre site Web revient à 420 €/mois. À divers titres, il s’agit d’un modèle plutôt économe : 1 seule actu par semaine pour chaque format éditorial (et je n’ai pas compté la newsletter, les e-mails et l’entretien des réseaux sociaux – ni traduit le modèle dans un environnement multilingue). Certes, l’exercice est ici totalement fictif. Les volumes, fréquences, temps de travail varient en fonction de tout l’écosystème et d’une variété de paramètres qui influent terriblement sur les coûts de production et sa rentabilité. C’est bien à cela que sert d’ailleurs de mettre en place une véritable stratégie de contenu : je n’ai de cesse de le dire. Néanmoins, une telle formule est un bon outil pour lancer la discussion et sensibiliser les parties prenantes au coût de production du contenu Web.

Quelle est votre conclusion ? Votre contenu Web coûte-t-il trop cher? Où ferez-vous des économies ? Réagissez : vos réponses n’ont pas de prix !

PS: L’écriture et la mise en ligne de ce billet m’a pris deux heures, en ce compris, donc, le classement dans les catégories, la qualification des tags, la rédaction de l’extrait qui sera visible dans Twitter et autres plates-formes de micro-contenu, ainsi que l’écriture de la balise titre et la balise description, et le choix des mots-clés.


Commentaires

  1. Charles Boone dit :

    La question est effectivement intéressante et il faut se la poser pour bien se rendre compte du coût de cette production immatérielle.

    Par contre je n’arrive pas aux mêmes résultats que vous. Je n’ai pas du comprendre la démarche ou il y a une coquille dans l’article.

    – 12 articles mensuels qui prennent 1 heure à un webmaster à 20 euros/h
    – Ces même 12 articles revus en 1/2 heures par une resp.ed. à 30 euros/h

    J’arrive alors au résultat de :
    12 x ((1×20)+(0,5×30))
    12 x 35 = 420 euros mensuels

    Par rapport à votre formule j’ai un problème soit avec le temps de rédaction, soit avec le coût horaire.

    1. Merci pour votre commentaire. J’ai directement corrigé dans mon article. Le total m’effrayait également, je vous avoue.

  2. Charles Boone dit :

    c’est (12×0,5×30) et pas (12×0,5×35)
    mon 12×35 c’est pour le tarif horaire global des 2 personnes 😉

  3. maxime dit :

    Article très juste, quoique j’aurai tendance à le trouver un peu optimiste: dans un certain nombre de contexte (surtout b2b), le rédacteur est un collaborateur, qui prend de son temps pour écrire. On peut donc considéré qu’un article représente autant de temps de création de valeur perdu (l’heure qu’aura passé le collaborateur a ne pas faire son vrai job, qui aurai pu se vendre 60-70-80-120€). Dans un sens, il créé tout de meme de la valeur en rédigeant, et il augmente sa marge opérationnelle, mais c’est une autre histoire

  4. @ Maxime : vous soulevez là une question très pertinente, Maxime. Ce qui suppose que les entreprises organisent le travail éditorial. Mon article ne se veut ni optimiste, ni alarmiste. Je n’y distingue pas, c’est vrai, le coût rédactionnel d’un éditeur conseil et celui d’un collaborateur dont ce n’est pas le coeur de métier. J’y reviendrai donc puisque vous m’y encouragez ! Merci.

  5. Pelletier dit :

    Calcul très intéressant! La plupart du temps cet exercice n’est pas fait par les responsables de site. Et encore, vous pourriez rajouter coût de l’ordinateur, coût de la gestion de la ressource et surtout coût de relecture (détection des fautes, plagiat/duplicate content….etc).
    Bref sur un article le coût est encore maitrisé sur plusieurs, il explose (rédacteur en chef obligatoire, locaux plus grands ou coûts de RH plus importants). Nous avons été soumis à la même problématique et elle est d’autant plus aigue que si on a un ROI positif sur de la rédaction de contenus, la tentation est alors de produire beaucoup de contenus en volume afin d’augmenter très fortement son chiffre d’affaires. Je trouve qu’il manque la logique SEO (référencement naturel) dans votre article. J’écris mais c’est un canal d’acquisition de trafic pour augmenter mon CA (ex: augmenter le contenu sur ses fiches produits). D’ailleurs la plupart des sociétés éditrices de contenus (www.edit-place.com par ex. ou d’autres qui apparaissent quand vous tapez « rédaction de contenus » sur http://www.google.fr) se positionnent comme des vecteurs d’acquisition de trafic comme le sont les affiliés ou les comparateurs type http://www.kelkoo.fr.

  6. @ Pelletier. Je me borne à quantifier les tâches de production de contenu, c’est vrai. Quand on sait, cependant, qu’en entreprise la plupart des collaborateurs qui fournissent des contenus pour le site Web, ont un autre coeur de métier dans l’entreprise et fournissent ce contenu « en plus de leurs tâches clés », je pense que de comptabiliser les coûts du parc informatique, de gestion RH, etc.
    Par ailleurs, je ne pense pas qu’un ROI positif oblige à écrire plus, mais encourage à écrire toujours mieux (précisément, le SEO demande une réécriture permanente de certains contenus). En outre, je ne suis pas sûre que de produire plus augmente systématiquement le chiffre d’affaires.
    Enfin, la logique SEO est bel et bien incluse dans mon calcul. Seulement, ce n’était pas le propos de mon article de détailler les fonctions de chaque intervenant dans la chaîne éditoriale. Mais c’est un excellent motif pour mettre cela à mon calendrier de publication.
    Merci pour votre précieux commentaire, donc.

  7. Patrick dit :

    Bonjour, cette méthode semble bien mathématique, mais peut t on vraiment chiffrer et évaluer le prix en contenu d’un site ainsi. L’approche est intéressante, est-ce qu’elle s’applique aujourd’hui, quand les contenus ne sont pas rédigés forcement en France?

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