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Ecrire pour le Web mobile, plus encore qu’écrire pour Internet, requiert d’être fonctionnel. En effet, l’écriture mobile est une écriture, avant tout, conceptuelle. Une écriture de l’immédiat, dans l’espace et dans le temps. Quelques conseils…

Ecrire pour le Web mobile, en résumé, ce serait quoi? Inutile de balader le mobinaute dans une stratiatella de pages, ni de lui faire remplir des formulaires ou un champ de recherche pour qu’il accède à l’info critique. Le mobinaute veut tout, tout de suite.

Ecrire pour le Web mobile: un impératif éditorial

Le contenu mobile requiert une stratégie de contenu toute particulière, adaptée au support (un micro-écran, pas de souris, pas de claver digne de ce nom), au mobinaute (qui apprécie le push des informations). Tout d’abord parce qu’il est de coutume, pour le mobinaute, d’avoir du contenu qui lui tombe tout cuit. Ecrire pour le web mobile, c’est appliquer le concept du «push» qui existe dans toutes les stratégies marketing, et c’est un des principes élémentaires de la génération de contenus mobiles.

Les données sont envoyées automatiquement, sans que l’utilisateur ait tapé sur quelque bouton « OK » ou « Recevoir ». C’est le cas des alertes et notifications locales proposées par les sites de presse et médias sociaux, entre autres.

En d’autres mots, via ce système, les annonceurs ont habitué les utilisateurs à recevoir de l’information fraîche et ciblée selon leurs intérêts, de manière régulière et directe. Et nous tenons notre premier impératif, qui est, donc, éditorial.

Ecrire pour le Web mobile, c’est faire fi des fioritures. Les impératifs éditoriaux sont : simplicité, univocité, opportunité, trouvabilité.

Bien plus encore que sur le Web desktop, le contenu détermine à lui seul le « produit fini ». Concentrez-vous sur les besoins primaires de vos mobinautes. Inutile de faire une version mobile de tout le site Web. L’adaptation de l’une ou l’autre fonctionnalité suffit: annuaire, configurateur, check-list interactive, …

Quels sont les ingrédients pour faire un bon éditorial pour le mobile?

Contenus orientés tâches

Pensez toujours que vous devez concevoir un éditorial orienté tâche et non ressource documentaire. Par exemple, les naveteurs n’ont pas besoin que leur opérateur ferroviaire publie sa page « A propos de nous » sur sa plate-forme mobile. En revanche, ils seraient heureux de pouvoir télécharger un module leur donnant l’info du rail en direct et les horaires en temps réel.

URL courtes

Si vous dédiez un site web au mobile, réservez des url courtes pour en faciliter la saisie – les claviers mobiles sont de piètres ersatz en termes d’utilisabilité. Préférez donc une adresse du type //example.org à //www.example.org/index.html.

Architecture compacte

Organisez vos pages en une seule colonne. Réduisez les marges, filets et autres gouttières.
N’encombrez pas votre mobinaute d’un message de bienvenue : proposez-lui un accès direct à l’information, aux outils ou fonctionnalités.

Pour les menus

Réservez la page d’accueil à la navigation. Regroupez-y exclusivement les menus, identifiables, éventuellement, par un pictogramme ou une icône (voyez les versions mobiles de Facebook ou LinkedIn). Organisez ces menus en respectant la logique de l’utilisateur.

Inutile, ensuite, de reproduire les menus en haut des pages internes : prévoyez plutôt, dans l’en-tête mais aussi dans le footer de chaque page, un retour à la page de navigation (page d’accueil). Les mobinautes n’auront pas à remonter ou à quitter la page pour accéder au menu principal.

Chaque page est un tout

Concevez chaque page comme un tout : les mobinautes rechignent à utiliser les touches Avant et Arrière, ni n’utilisent volontiers le champ de recherche. Votre navigation est leur principale voie d’accès à vos contenus. Sur chaque page interne, concluez par deux ou trois liens vers d’autres pages.
Prévoyez un lien vers votre site Web desktop au bas de chaque page. Les mobinautes super-équipés pourront ainsi profiter de la version complète.

Hypertexte hyper texte

N’hésitez pas à faire de longs hyperliens (contrairement à ce qui est de mise sur une page Web) : sur un petit écran, un lien de 5 mots est plus facilement accessible qu’un lien d’un ou deux mots.
Si vous faites une liste d’hyperliens, espacez-les correctement pour éviter à l’utilisateur de taper à côté.
Qualifiez clairement les liens cibles :
Évitez les effets qui, sur le Web desktop, nécessitent la souris ou le clavier. En revanche, n’hésitez pas à compenser ces impossibilités en exploitant, par exemple, les raccourcis clavier pour des fonctionnalités récurrentes (retour à l’accueil, par exemple).

Trouvabilité

Le principal souci de la plupart des sites mobiles, c’est qu’ils comportent des contenus dupliqués, issus directement du site « complet ». La question du référencement renforce donc l’argument de créer un projet mobile à part entière, également en termes éditoriaux.

Il vous suffit ensuite de reprendre les principes de base de l’optimisation pour le référencement naturel, dont vous connaissez désormais la formule = contenu frais + mots clés + balises. Ne négligez pas les mots clés dans vos contenus mobiles : il y a deux ans déjà, 40% de mobinautes avaient trouvé les sites mobiles qu’ils consultaient via les moteurs de recherche.

N’oubliez pas, par ailleurs, de créer un plan de votre site mobile, que vous syntaxerez sous la forme //exemple.org/mobilesitemap et le passerez au crible des outils Google pour webmasters.

Tant que vous y êtes, tirez parti d’autres outils Google tels que Google Suggest, une fonctionnalité qui propose des termes de recherche associés à votre requête – encore plus pratique sur le mobile où la saisie est plus laborieuse. L’outil vous permet d’anticiper les requêtes. Il existe même des outils pour importer directement les données Google Suggest dans vos fichiers de mots clés.


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