Ecriture en ligne: un petit trajet pour ne pas se perdre en chemin

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Dans « écriture en ligne », il y a, tout d’abord et avant tout, le terme « écriture ». Or, écrire est une compétence. Qui demande une méthodologie. Une direction. Un sens. Suivez le guide.

Que vous rédigiez une page Web de 3 écrans, un dossier en ligne agrégeant de courtes descriptions de longs articles publiés ailleurs ou une brève pour votre page Actualités, vous devez, forcément, suivre un trajet de travail.

Or, depuis que l’ordinateur n’est plus un outil réservé aux experts, qu’il est utilisable par tous, l’idée s’est répandue que tous peuvent exercer les mêmes compétences… Tous les collaborateurs devraient pouvoir, au pied levé, publier sur Internet à propos de leur projet, de leur activité, de leur métier.

Voici un petit rituel qui devrait aider les contributeurs à ne pas se perdre sur le chemin de l’écriture en ligne.

Le trajet vertueux de l’écriture en ligne

Dans ma pratique, je suis souvent confrontée au même constat: le principal blocage auquel sont confrontés les professionnels contraints de s’appliquer à l’écriture en ligne est l’angoisse de la page blanche, le manque de méthodologie, l’absence de règles éditoriales et rédactionnelles, aucun appui ni modèle de contenu.

Voici un petit rituel qui devrait aider les contributeurs à ne pas se perdre sur le chemin de l’écriture en ligne:

  1. Analyse des besoins – identifiez la thématique, les objectifs, le niveau de détail, le message clé, le genre, la forme, l’angle de traitement, etc.
  2. Récolte de l’information – Recherchez les matériaux sources nécessaires à la production du contenu. Quel est votre matière brute ? Qui sont les informateurs? Sont-ils à cheval sur le jargon, l’angle de traitement? Copiez-coller tous les contenus source dans un document Word, par exemple.
  3. Structuration – Comment allez-vous organiser votre histoire? Quelle est la logique que vous voulez adopter: explicatif, assertif, interrogatif, interview, concret, cas pratique, … Comment allez-vous structurer et hiérarchiser votre propos? Rassembler, dans une nouvelle version de votre document Word, les éléments de contenu qui se ressemblent: tous les contenus traitant du « comment », du « pourquoi », du « qui » ou du « quoi ». N’oubliez pas, pour tout concept nouveau, de fournir une définition des éléments du point de vue de l’annonceur.
  4. Mise en texte – Commencez à éditer les éléments source que vous avez copiés-collés. Le niveau de langage correspond-il à l’angle de traitement? Le champ lexical cible-t-il le lectorat? Avez-vous vérifié la longueur des phrases, le niveau de langue, la redondance, la synonymie, etc. Votre texte est-il suffisamment / trop « corporate » ?
  5. Correction – Faites relire votre texte pour avoir un avis extérieur sur sa qualité, son attrait, sa cohérence, sa pertinence et son utilité.
  6. Mise en formeAgrémentez votre texte d’un beau visuel, prévoyez des aides à la lecture (mise en gras, italique, citation, listes à puces, …) pour une belle présentation visuelle.

Un affreux syllogisme qui affecte la communication Web

Nous devons tous pouvoir utiliser Word et Excel aujourd’hui dans notre environnement professionnel. Avec le primat d’Internet comme canal de communication des entreprises, nous avons dû acquérir également des compétences en utilisation des  CMS (logiciel de gestion et d’édition de contenus Web).

De là à prétendre que nous sommes tous des éditeurs Web fraîchement formés, il n’y a qu’un pas que certains annonceurs n’hésitent pas à franchir. De sorte que tous les collaborateurs se retrouvent de corvée au clavier.

L’écriture en ligne est devenue très technique: référencement éditorial, conversion et marketing éditorial, etc. Parfois, un à deux jours de formation suffisent à voir plus clair dans les enjeux et les fondamentaux de l’ergonomie éditoriale en ligne.

 


Commentaires

  1. FD Dufresnoy dit :

    Bonjour,

    M’étant inscrite – au nom de mon association – comme auteur sur le site lesechos.fr, je voudrais que mes articles soient les plus attractifs possibles d’où, de recherches en recherches, ma venue sur cette page très instructive !

    Vous l’aurez compris avec la phrase trop longue ci-dessus qu’il « y a du boulot » (sic)

    Cordialement,
    FD Dufresnoy

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