Vif·ve l'écriture inclusive pour le web

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Un regard éclairé et éclairant sur l’écriture inclusive pour le web et ses applications possibles aux contenus en ligne. De quoi changer de regard ?

Amie lectrice, ami lecteur, toi qui as réagi à ce titre en forme de boutade sur l’écriture inclusive pour le web, qui écris et qui veilles à la bonne distribution de contenu en ligne, voici un complément d’information qui peut changer ton regard.

L’écriture inclusive pour le web : menu contextuel

Zoomons à 500 % pour découvrir ce que recèle le périmètre large de l’écriture inclusive.

On y trouve en premier lieu les autres règles de grammaire parfaitement admises par l’usage ET par l’Académie française, qui ne préjugent pas du sexe de la personne occupant la fonction. Citons pêle-mêle : les doublets (écrivaines et écrivains) ; les tournures (voie active et passive) et les synonymes épicènes (pilotes, spécialistes, francophones…).

En prenant davantage de recul, la communication sans stéréotypes de genre recouvre un champ d’application encore plus large, surtout si l’on parle d’écriture inclusive pour le web. En effet, au-delà des mots, les couleurs, les illustrations (exemples, photos et dessins) transmettent eux aussi, des clichés sexistes.

Enfin, l’écriture inclusive est aussi une question de valeurs. Le respect, le respect des autres, le respect de la moitié de l’humanité impose d’adopter un style de communication et de rédaction qui ne fasse pas l’impasse sur les femmes.

Appliquer le style inclusif au web

Revenons à la mise en forme de l’écriture inclusive pour le web. Autrement dit : comment appliquer ces règles pour écrire un contenu pertinent non sexiste destiné à une publication en ligne ?

Rappel : ne sont évidemment concernés que les termes qui désignent une personne dont on ignore le sexe ou un groupe mixte.

  • On pioche dans la liste déroulante des signes typographiques : – le trait d’union ; · le point milieu (Alt0183) ; • le point médian (Alt7). On oublie les parenthèses () qui rendent secondaires et la barre de fraction/qui divise. Bémol : il n’existe pas de réelle égalité de désignation entre les femmes et les hommes quand on utilise un substantif entier au masculin et un point milieu suivi d’un « e » muet qui tronque le féminin, comme dans : professeur·e.
  • On double tous les termes, en citant à la fois le masculin et le féminin et en alternant leur ordre. Exemple : la factrice ou le facteur ; les vendeurs et les vendeuses.
  • On adopte des synonymes épicènes (et on les combine aux doublets) : « la factrice ou le facteur malade n’a pas posé de courrier aujourd’hui. » ; « Les vendeurs et les vendeuses de la boutique sont très aimables. »

Migrer vers la version 2.0

Reconnaissons ensemble que OUI, il reste deux ou trois difficultés dans cette application de l’écriture inclusive pour le web notamment la difficulté à identifier facilement des synonymes épicènes. Si spontanément, j’ai besoin d’évoquer le plaisir qu’auront les utilisateurs de z-phone à adopter la nouvelle fonction de rappel automatique, comment trouver le synonyme épicène d’utilisateurs qui, sans allonger démesurément ma phrase s’adressera également aux femmes ?

Quelqu’une, quelqu’un a une idée ? Un opérateur booléen dans les moteurs de recherche terminologique ? Un critère de tri dans un dictionnaire en ligne ?

La Rédactrice

Traductrice indépendante, Isabelle Meurville accompagne les entreprises de la filière Environnement et les organisations de droits fondamentaux dans leur communication écrite : traduction, création de contenu et veille thématique multilingue. Depuis près de 20 ans, elle applique les règles de rédaction non sexiste pour sa clientèle et propose désormais une formation. LinkedIn Facebook Twitter


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