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Animée que je suis par le débat que j’ai lancé il y a quelques jours ( et dont vous aurez le récapitulatif la semaine prochaine), je scrute ma boîte à messages avec d’autant plus d’attention que je souhaite laisser la part belle à vos commentaires et analyses. Or voilà que, ce matin, je trouve ceci dans ma boîte:

faut-pas-pousser-001.png

Je me dis donc : « Tiens, voilà quelqu’un qui me rend la pareille »… Je clique sur le titre du mail. Le premier paragraphe semble me confirmer ce que je pensais… Quoique…

 

Jusqu’aux derniers mots, on pourrait encore croire à une de ces interviews qu’on se soumet entre blogueurs pros. Jusqu’à : « sujet pas très compliqué, en l’occurence xxx » … Pour plus de précision, xxx est un service de vente sur Internet. Je poursuis donc ma lecture :

 

Mais je n’ai absolument aucune attente, vis-à-vis de xxx, mon cher Patrick (Patrick, c’est donc le gars qui m’envoie ce mail. Puisqu’il se permet de m’écrire personnellement, je peux bien prendre aussi un peu mes aises avec lui, n’est-ce pas mon cher Patrick ?).

 

« La gentillesse de passer quelques instants… ». Il me semblait que le but, c’était de répondre à nos attentes, avant tout. Tu le répète plus loin d’ailleurs :

Quelle étrange stratégie donc de faire appel à ma gentillesse alors que tu m’envoies une demande que je n’ai pas sollicitée et qui se révèle être une enquête de satisfaction.

C’est à ce moment-là que je me suis dit que j’en ferais bien un billet, de ton mail, mon cher Patrick. Comme exemple à ne pas reproduire dans ses campagnes d’e-mailing. Comme illustration de la difficulté, mais néanmoins nécessite de trouver le juste ton dans ce type de communications.

Je poursuis ma lecture.

Non mais… Faut faut pas pousser quand même! Comment ça « maintenant« . Comment ça : « sinon je vais oublier » ?

Je vérifie dans ma boîte à mails les précédents mails que tu aurais pu envoyer, ou ton entreprise, xxx.Je constate que j’ai en effet reçu quelques mails de ta société et que, depuis plusieurs mois, je ne les lisais plus. L’occasion se présente donc d’en finir, Patrick.

Je décide donc de me désinscrire définitivement de ta base de données. Or dans le mail que tu m’as envoyé, pas de lien de désinscription… J’en cherche donc un dans un précédent mail de xxx. Trouvé ! Je clique.

 

Patrick, Patrick… Pas grave. Je ne me démonte pas aussi facilement. Je reprends un autre de vos mails… cherche le lien de désinscription… clique dessus:

Récapitulons: cela fait trois à quatre clics que je veux me désinscrire. Après avoir enfin trouvé un lien de désinscription valide, j’aboutis sur une page qui n’est pas juste une page de désinscription. Puisque dans le menu, la désinscription n’arrive qu’en sixième position. Ce n’est pas tout ! Je clique donc sur « Se désinscrire ».

Aucune des raisons indiquées ne correspond au motif de mon désabonnement. J’essaie donc de valider ma désinscription sans remplir aucun champ (du reste, il n’est pas indiqué qu’il est obligatoire de donner une raison pour se désabonner).

A votre avis, quel motif ai-je donné ?


Commentaires

  1. Avatar Tong dit :

    Horrifiée par tant d’incitation au meurtre ?

  2. Avatar BREY-XAMBEU dit :

    Euh, voyons voir…
    Mon cher Patrick, je me désinscris car vous êtes aussi indésirable que le pansement dont chacun essaie de se débarasser dans une BD de Tintin (scène en avion, je ne retrouve pas le titre de l’album).

    Minceur proche de l’inconsistance, inutilité patentée et pourtant bien trop collant.

    Non ?
    Quoi alors ?

    Bien cordialement,
    Juliette

  3. Avatar dave dit :

    Quelle est la largeur de votre écran ? car chez moi les images débordent largement.

  4. Avatar Cédric dit :

    Merci, Muriel, pour ce salutaire coup de gueule… Tous ceux qui, comme moi, ont un jour pesté contre ce genre de procédés te sont reconnaissants ! 🙂

    @ Juliette : Le pansement baladeur fait des siennes lors d’un vol Suisse-Bordurie, dans « L’Affaire Tournesol »…
    Comme quoi, on peut être tintinophile sans être Belge. 😉

  5. @ Dave – 20′

    @ Cédric – merci pour cette séquence Remember, cher Cédric… Le sparadrap dans l’avion, un bon moment tintinesque

  6. Avatar aimzon dit :

    Bonjour Muriel,
    Je passe rapidement sur ton site pour te signaler un site qui devrait, à mon avis, te plaire, et spécialement cet article : http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article954. Je fais prochainement un article suite à « blogs culture », dans lequel je parlerai plus précisément de ce site !
    Ou lorsque les auteurs eux-mêmes s’interrogent sur ce que le web change dans l’écriture.
    A bientôt

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