BEFORE | APRES - Traduire Pour le Web

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Faites-vous l’erreur de vouloir traduire un texte pour le Web ? Pour écrire une bonne adaptation, ne traduisez pas. Créez un nouvel original du même article.

Avant toute autre chose, je pense que la traduction littérale est un pâle reflet du texte original. Plutôt que de l’argument, j’ai choisi d’écrire l’introduction en anglais, publier le résultat proposé par Google Translate.

Tout d’abord, un ajustement doit être préparé par un «natif» désigne une personne dont la langue cible est la langue maternelle. Bref. Si vous lisez cet article, vous aurez probablement écrire en français.

Voilà pourquoi je préfère parler de l’adaptation. Même si l’idée, le message, la structure et le style doivent être tenus, l’écriture doit faire preuve d’originalité.

Comprendre – assimilez le sens de l’histoire

Suivez le courant, imprégnez-vous du texte. A cette étape, vous pouvez entrer le texte dans un traducteur automatique (après c’est tout).

Il vous faut d’abord saisir le contexte, l’histoire, le message et la valeur ajoutée de votre texte original. Si celui-ci traite d’un sujet ou d’une matière que vous ne maîtrisez pas, faites quelques recherches sur d’autres blogs spécialisés. Répondez ensuite à ces 3 questions:

  • Quelle est la valeur ajoutée du texte ?
  • Quelle est la tonalité du texte ?
  • Quel est le point de vue de l’auteur ?

Analyser – décortiquez et démontez le texte

Pour écrire une bonne adaptation, il faut analyser le texte en profondeur. Pour cela, inspirez-vous de la technique du fil de fer, mais avec du béton armé.

Vous pourrez ainsi retracer la structure de l’écrit, lister les informations à transmettre, les expressions, les termes que vous ne comprenez peut-être pas, etc.

Pour vous y aider, voici une liste des principaux éléments dont vous aurez besoin:

  • Lauteur et la cible. Un magazine scientifique ne s’exprime pas pareil qu’un guide de jardinage. De la même manière, la culture influence l’écriture. Même si le support est le même, vous devez aussi adapter le style par rapport à la culture de votre cible.
  • La structure. Encore une fois, il s’agit de répondre aux questions Quoi ? Qui ? Où ? Pourquoi ? et Comment ? Vous pourrez alors retracer une pyramide inversée, afin commencer par la valeur ajoutée proposée par l’auteur.
  • Le style, le niveau de langue et le champ lexical. Ces 3 éléments concernent plus votre auteur que votre cible. Ces 3 éléments vous permettront de cerner l’angle d’attaque de son écrit.
  • Les expressions intraduisibles. Certaines expressions, ou certains jeux de mots ne sont pas traduisibles dans toutes les langues. Mais bien souvent, ils sont essentiels pour respecter ou réinterpréter le thème et la tonalité d’un texte.
  • Les expressions clés. Votre cible ne posera peut-être pas les mêmes questions pour trouver une même réponse. Ils faut donc chercher les mots clés les plus pertinents pour votre version.

Adapter – écrire pour le Web

Comme pour un article de votre cru, rédigez à partir du fil de fer. Faites cela sans regarder le texte original.

« Traduire : transvaser un liquide d’un vase à col large dans un vase à col étroit. Il s’en perd toujours. » — Victor Hugo

Si vous avez bien assimilé la valeur ajoutée et le sens de l’histoire, déterminé l’angle d’attaque et le style de l’auteur, retracé la structure du texte et la distribution des informations à donner, vous n’avez plus besoin du texte original pour y être fidèle.

Rappelez-vous: l’utilisateur final se moque que votre contenu soit une adaptation ou un original. Il ne juge que ce qu’il lit.

 

Quels sont les articles que vous trouvez vraiment mal traduits sur le Web ?


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