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La pollinisation éditoriale est le mode de reproduction privilégié des internautes producteurs de contenu. Explications.

La pollinisation éditoriale est le processus de transport d’un grain de contenu depuis un dispositif éditorial vers un autre dispositif éditorial, soit par autofécondation (concerne une partie seulement de médias tels que les sites de presse, les forums, les blogs) soit par fécondation croisée (le contenu d’un dispositif se dépose sur d’autres dispositifs, processus qui fait souvent intervenir un insecte pollinisateur tel que le curateur, le blogueur, le gazouilleur, etc.).

Les dispositifs éditoriaux autogames seraient incapables de s’adapter à des conditions nouvelles, créées notamment par des modifications culturelles ou économiques.

Pollinisation éditoriale: des grains de contenu et des tunnels

Pour assurer une bonne pollinisation, les grains de contenu doivent pouvoir traverser des « tunnels », que l’internaute aura pu aménager à force de construire en ligne une activité fertile, utile et riche, susceptible de permettre la fécondation de ses grains de contenu.

Les pollinisateurs et leurs écosystèmes éditoriaux

Le nombre et la variété des pollinisateurs influent fortement sur la biodiversité éditoriale et inversement.

Les recherches sont nombreuses, qui montrent que la production de contenus fertiles augmente dans les écosystèmes ou « jardins » qui présentent la plus grande diversité de dispositifs et de pollinisateurs (lire: producteurs de contenus utiles, attrayants et pérennes).

De plus, si l’on examine quelques temps après leur publication un ensemble de contenus et dispositifs éditoriaux variées, il reste une large variété de contenus en plus sur ces supports qui continuent d’être consultés, partagés et cultivés, ce par rapport aux dispositifs alimentés par un ensemble moins varié de pollinisateurs.

Autofécondation (autogamie) et fécondation croisée allogamie dans la pollinisation éditoriale

La pollinisation éditoriale peut être de type allogame (le contenu est fécondé par du contenu en provenance d’un autre dispositif) ou autogame (un grain de contenu féconde d’autres éléments de contenu du même dispositif).

On pourrait penser que l’autogamie est la solution de reproduction la plus simple. Pourtant, dans bien des cas, elle contribue certes à assurer la continuation et la stabilité du dispositif, mais au prix d’un appauvrissement certain. On pense en particulier que les dispositifs éditoriaux autogames seraient incapables de s’adapter à des conditions nouvelles, créées notamment par des modifications culturelles ou économiques.

La stratégie allogame peut prendre des formes très variées. On notera cependant que de nombreux annonceurs, pour des raisons de sécurité, sont exclusivement autogames. Alors que d’autres, de plus en plus nombreux, et plus valeureux, pratiquent à la fois l’allogamie et l’autogamie.

Merci à Google et son Doodle du jour pour m’avoir inspiré ce petit jeu purement textuel sur la pollinisation éditoriale. Vous avez lu jusqu’ici ce petit exercice de style tout droit décliné sur l’article Wikipédia sur la pollinisation? C’est sans doute que vous avez de l’humour, voire que vous comptez parmi ces pollinisateurs créateurs de contenu, globalement en augmentation sur toute la planète, et tout particulièrement dans les régions … [à votre avis?].


Commentaires

  1. Dans les régions pleine d’usines du grand Nord, là où les tracteurs épuisent la terre ? Histoire d’éviter trop de duplicate, voyez-vous ! 🙂

  2. Excellent, Simon. Merci pour cette bonne réponse!

  3. Laurent Morat dit :

    Arrivé par une fleure de curation un peu assassine, je repars de ce massif la tête pleine de bonnes idées en éclosion. C’est le printemps !

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