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Être chargé de projet éditorial, ce n’est pas de tout repos. Et heureusement. Plongeons ensemble dans les méandres de ce métier aux mille facettes!

Faire aveu de faiblesse n’est pas facile, mais c’est souvent d’occasion de trouver des solutions pour être encore plus performant (cette remarque, aussi, ne s’adresse pas uniquement qu’à nos métiers).

Le métier que j’exerce j’apprends à exercer est un métier ardu. Comme tous les métiers en apprentissage, je suppose. Il faut essayer d’être à 100 % tout le temps, de 9h à 18h, de cafés en cafés et de projets à projets.

Mais que peut-on vraiment dire du métier de chargé de projet éditorial? Quelles sont les priorités? Les prérogatives? Qu’est-ce que cela implique d’être « chargé de projet » ? Allez hop, je vous donne mes humbles premières impressions.

Un chargé de projet éditorial n’a pas qu’un seul projet

Remettons les choses dans l’ordre : je suis apprenti chargé de projet éditorial pour le web. Dans une agence qui a de nombreux clients. Donc de nombreux projets. Et comme on ne peut pas se payer le luxe de s’occuper d’un seul projet à la fois, les journées sont faites d’un puzzle savant entre les différents projets. Un chargé de projet éditorial est avant tout un jongleur. Parce que qui dit projet, dit « date limite ». Et qui dit « date limite » dit « il faut bien s’organiser pour ne pas que les autres projets souffrent de l’absence de travail ».

Ma mère, par exemple, est infirmière à domicile. Ses tournées sont toujours constituées de la même manière : début à 6h30, retour à 13h. Elle a vu ses patients dans le même ordre, pour optimiser le ratio déplacement en voiture/durée et type de soin chez le patient. Pour ma part, je dois prendre en compte un ratio temps de travail sur le projet / deadline du projet / coût estimé du temps de travail. Parce que tout a été bugeté à l’avance, si je passe une semaine sur une mission qui devrait me tenir deux jours, on s’y perd (et ça permet de douter de mon efficacité).

Je travaille sur le web, pour le web, avec le web

Nos projets sont des blogs, des intranets, des sites, des newsletters … et parfois tout en même temps. Redéfinir la ligne éditoriale d’un tel, optimiser le site d’un autre ou pousser au clic avec une newsletter préparée aux petits soins. Mon métier est différents métiers à la fois, parce que mon métier s’insère dans la pluralité de la communication web. Je dois donc devenir bon écriteur (ça commence bien), acquérir un oeil ergonomique (c’est encore le plus dur) et pouvoir marier technique à pratique. Je navigue sur WordPress, Joomla, Mailchimp si souvent que j’en perdrai presque mon latin.

Comme dans toute profession, le futur chargé de projet éditorial apprend vite à avoir une vision objective pour les autres, mais peine à intégrer cette vision objective à son propre travail. J’vous l’avoue, c’est du vécu.

Tout existe, il suffit de recréer

La difficulté, c’est de créer. De trouver un angle, un thème, pour un tel ou tel client qui désire changer de cap. Mais l’erreur, c’est de vouloir créer ex-nihilo. Sur le web, tout existe. Du très bon comme du très mauvais. Il faut pouvoir s’en inspirer. Au boulot, les mêmes conseils reviennent « Va voir les bonnes pratiques, analyse et prends le meilleur pour faire encore mieux. Tu as consulté les pages produits du site d’ING Belgique? Tu as vu la syntaxe des arguments de vente? » (c’est pas très joli, mais diablement efficace: USP, UVP, call to action. Du contenu utile).

Même en face de clients qui souhaitent changer le contenu de leur site, on leur montre les bonnes pratiques sur des sites même pas concurrents, mais tellement bons: Basecamp ou Landerapp, entre autres. 

Quand on est en manque d’idée, c’est la même chose : il ne faut pas se capitonner, ni se morfondre « Parce qu’on trouve paaaaaas ». Créer sur le net, c’est en fait creuser. On fait un métier d’archiviste/de démineur. D’explorateur, de mineur de fond. On va récupérer les perles, ça et là, dans les méandres d’un média qui apporte autant de bon que de mauvais. On engrange, on raffine, on enrichit, on singularise, … C’est un métier d’orfèvres.

Un métier de passionné

Pour devenir un bon chargé de projet éditorial, il faut avoir différentes passions. Certaines plus prononcées que d’autres. Pour ma part, j’adore écrire, et même si je trouvais l’exercice de l’écriture web parfois contraignant, difficile et impersonnel, je me suis rendu compte qu’il ne suffit pas juste de « composer la commande » (sinon, j’aurai été travaillé dans les entrepôts d’Amazon), mais d’y mettre un souffle de vie. Et de l’action. De l’interaction.

Je commence à prendre Mailchimp en affection, parce qu’égoïstement, c’est le média où je peux avoir un retour direct sur ce que j’ai crée : 4,2% de taux de clic (wouhou). Je suis aussi un passionné d’image, et ça me crève de ne pas pouvoir faire ce que je veux avec la pluralité des images que l’on trouve sur le net: ben ouais, toutes ne sont pas libres de droit !

Bref, je vous ai dépeint ici un métier coloré, à beaucoup de facettes qui, finalement, ne se différencie pas beaucoup des autres métiers du monde. On est pluri-taches, on fait cent métiers à la fois, et on s’adonne tous les jours à des exercices qui, parfois sont contraignants, mais souvent sont porteurs d’une énergie nouvelle.

Comme j’ai beaucoup parlé de moi, je vais vous laisser parler de vous. Le métier idéal, pour vous, c’est quoi? 

 


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