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Développer sa communauté web c’est un peu comme élever un enfant: bébé passe par plusieurs stades d’évolution du « moi » au « moi et les autres ». Explications.

La communauté web, un développement en 3 étapes

1. La phase du moi.

Arrivée à maturité, la communauté web repose sur la contribution décentralisée. De moins en moins tributaire des fonctions de production, vous vous recentrez sur un rôle de gestion et d’animation.

La phase du moi chez le tout petit correspond au moment il prend petit à petit conscience de lui-même, de son corps, de ses sensations, de ses émotions. Pendant cette phase –un brin égocentrique- bébé babille d’admiration devant son pied pendant des heures ou observe de (très) près les doigts de sa main l’air préoccupé.

Éh bien la communauté web commence aussi par là. Puisqu’il faut bien fédérer les utilisateurs autour d’un certain nombre de valeurs, on commence par développer sa propre identité en fonction des opportunités. On construit son image de marque, on développe son dispositif éditorial -son site corporate, son blog, ses réseaux sociaux– en tenant compte de leur pertinence par rapport à nos objectifs, aux opportunités du marché, aux attentes des utilisateurs.

Entendons-nous bien: il ne s’agit pas de se regarder le nombril et de se lancer tous azimuts, sans préoccupation des autres (utilisateurs et concurrents). Mais bien d’explorer les opportunités afin de construire sa propre valeur ajoutée, son identité.

2. Moi, et le reste du monde.

Vient un moment où, étant bien conscient que sa jambe finit par un pied et que celui-ci compte 5 orteils, bébé se lance dans l’exploration du monde qui l’entoure. Pas à pas, par petites avancés et, parfois, avec quelques ratés.

Sur le volet web, nous voilà donc aussi partis à la rencontre du vaste monde et de ses possibles. On commence à publier, régulièrement, un contenu par ci, un autre par là. On retweet puis on tweet… Petit à petit, on se fait sa place, on affirme sa présence, on se fait connaître.

Et puis, surtout, on mesure. L’impact d’un article, la portée d’un post Facebook, la popularité d’un tweet. On teste les thématiques porteuses – ou moins porteuses. On se trompe, parfois, et puis on ajuste le tir. Et, petit à petit, à force de donner, on construit une communauté web de plus en plus engagée.

3. Moi, et les autres.

Une fois bébé familiarisé avec son environnement, le voilà qui commence à s’intéresser aux autres. À ceux qui deviendront « les copains ».

La communauté web, elle aussi, sort tout juste de sa phase de tâtonnements. Elle est bien identifiée, repose sur un fond éditorial solide et compte de fidèles lecteurs…plus ou moins engagés. Ceux -qui deviendront « les copains »- auront rapidement à cœur de contribuer à votre projet: idées de sujets, rédaction ponctuelle d’un article, ou encore contribution régulière

Et vous voilà, mine de rien, avec une bande de copains bien sympas: vos ambassadeurs. Et, comme toute relation, celle avec votre bande de potes s’entretient. Promotions, visibilité, bons d’achats: on chouchoute ses copains parce que, il faut le dire, ils le valent bien. Arrivée à ce degré de maturité, la communauté web impulse un modèle de contribution décentralisée. De moins en moins tributaire des fonctions de production (si, si rappelez-vous: ce sont les copains qui s’en chargent), vous voilà occupé à animer, gérer et faire fructifier votre communauté web.

Alors bien sûr: bébé ne devient pas grand en 2 semaines. Il lui faut des années pour grandir, se développer, s’épanouir. De la même manière, votre communauté ne se fera pas en 1 jour: laissez-lui le temps de s’épanouir, de fructifier et restez à l’écoute de vos cibles. Et, promis, un jour, bébé deviendra grand.

Et vous, à quel stade développement situez-vous votre communauté web? 


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