Le journalisme pour un meilleur référencement-We Are the Words

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Évoluant dans un environnement professionnel où l’information foisonne, le journaliste a de nombreuses cartes en main pour créer du contenu et le valoriser.

Voilà quelques années que l’on peut constater la recrudescence de sites Web entièrement consacrés au fil d’actualités continues, le but étant de répondre aux exigences grandissantes d’une communication immédiate, opérante et segmentée. L’enjeu? Se donner les moyens de diffuser du contenu de qualité et en quantité… pour atteindre une audience aussi large que possible.

Entre crédulité et crédibilité

Même s’il arrive que la neutralité et la qualité fassent parfois défaut au sein de la profession, il n’en demeure pas moins que le statut de journaliste dégage encore cette aura de légitimité; force d’autorité.

De fait, lorsqu’un article est publié, il est généralement très vite relayé sur les réseaux sociaux (commenté et partagé) par les personnes se sentant concernées. Naturellement, ce processus contribue beaucoup au référencement de ces sites (de presse ou de niche) sur la toile. Mais pour sûr, le référencement naturel ne se limite pas à cela.

Les rédacteurs veillent sur les sujets qui font l’actu, ils sélectionnent et se positionnent sur des mots-clés compétitifs (à l’aide de Google Adwords notamment) tout en hyper-textualisant  leurs publications de liens de référence (citations, études, enquêtes, sondage, etc.) pour ainsi appuyer le propos de l’article et le positionnement de celui-ci sur les moteurs de recherche.

Disponibilité et proximité, c’est l’idée!

Les réseaux sociaux comme source d’analyse

En examinant les partages, les commentaires et le taux d‘engagement pour un contenu publié, il devient possible de mesurer et d’entretenir l’intérêt suscité pour une actualité en particulier.

Les médias, qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux ont donc, eux aussi, toute leur place à prendre sur les réseaux sociaux. Communauté, proximité et disponibilité, c’est ça l’idée!

La spécialité du référencement journalistique

Vous n’en doutez pas, les journalistes font usage de méthodes similaires à celles d’un internaute plus ou moins averti sur le sujet (comme moi) pour référencer leurs contenus Web. Dès lors, la singularité du référencement journalistique réside en sa capacité à renforcer l’écho, la portée d’un fait d’actualité tout en optimisant le positionnement de ces articles par l’implication du lecteur.

Envisagiez-vous aussi le métier de journaliste dans cette approche du référencement naturel? N’hésitez pas à partager cet article s’il vous a plu ni à nous faire part de vos remarques!


Commentaires

  1. Une bonne méthode consiste également à pousser les visiteurs à commenter l’évènement. Pour cela il faut dégager une problématique, voire une polémique, et pourquoi pas la mettre en scène en posant une question en fin d’article !

  2. Avatar Jean dit :

    Envisagiez-vous aussi le métier de journaliste dans cette approche du référencement naturel?

    Et bien non, pas du tout! En tout cas pas comme vous semblez l’indiquer…
    Le rôle du journaliste est justement de nous faire découvrir ce que nous ne savons pas et que donc nous n’aurions pas l’idée de chercher sur Google. Un journaliste qui se laisserait dicter un sujet par une « tendance SEO » ne serait qu’un plumitif sans imagination. Et vous parlez aussi de neutralité? Je n’aime pas ce terme bateau, je préfère parler d’objectivité. Mais soit, que devient la « neutralité » si on commence à mener ses investigations journalistiques avec des mots clés en tête? Absurde! Je ne dis pas qu’un journaliste n’a pas le droit de glisser un mot clé dans une balise , mais dans l’ensemble, sa démarche doit être avant tout d’INFORMER, de rechercher la vérité, et de nous ouvrir les yeux sur des choses inédites.
    Le potentiel d’un bon article réside dans sa capacité de faire réagir les gens sur les réseaux et d’envoyer des signaux sociaux à Google. Mais là on est plus dans une démarche SEO « classique » telle que décrite dans l’article.
    Le journalisme est une chose. Le marketing éditorial en est une autre. Les 2 démarches sont nobles et peuvent être passionnantes, mais il ne faut pas les confondre.

    1. Eh bien mon cher Jean, toi qui pratique le SEO par ailleurs, tu deviens plus catholique que le pape quand on touche à ton beau métier de journaliste. Comme nombre de tes confrères d’ailleurs. Le SEO ne consiste-t-il pas, au niveau éditorial, à utiliser les requêtes des internautes pour rendre les contenus trouvables. Il s’agirait donc, dans un article sur les « gîtes de naissance », d’utiliser aussi les termes « accompagnement non médical de la naissance », beaucoup plus recherchés. Tout en éduquant bien sûr son lectorat au concept « gîte de naissance ». Comme le disait feu Al Neuharth, fondaeteur de USA Today, « give the readers what they want ».

      Est-ce un tort si le journaliste se veut être trouvable, s’il rencontre les questions de son public? Ne prend-on pas l’internaute hyperconnecté pour un con en pensant pouvoir lui faire découvrir quelque chose qu’il ne sait pas chercher? N’est-ce pas la valeur service du journalisme en ligne? Est-ce un tort par ailleurs si le journaliste passe au crible les requêtes populaires pour s’inspirer et se nourrir? N’est-ce pas ce que toutes les rédactions ont toujours tenté de faire, jusqu’à MédiaPart. Tout est dans la manière de donner l’information, certes.

      Enfin, rappelons-nous que c’est la presse, féminine, certes, mensuelle, en général, mais la presse quand même qui a contribué à inventer le marketing de contenu.

  3. Avatar Jean dit :

    Chère Muriel, désolé de réagir si tard…
    Je suis d’accord avec toi sur la question du wording. En effet, un journaliste peu s’inspirer des requêtes des internautes pour choisir certains termes, mais il doit faire attention à ne pas pervertir le sens de son propos… On sait trop bien comment la sémantique peut être une arme idéologique.
    Quant à utiliser Google pour choisir ou orienter son sujet, je persiste et signe, ce n’est pas la bonne voie. La force du journaliste c’est de débusquer des sujets dont personne ne parle, pour justement attirer l’attention dessus. Donc il va créer des tendances SEO et pas simplement les suivre. Le poids des mots et les chocs des photos auront un impact sur les réseaux sociaux qui à leur tour enverront des signaux à Google. Je ne crois pas que Mediapart ait déniché l’affaire Cahuzac sur Google…
    En conclusion, je ne veux pas être intégriste, le journaliste doit aussi penser à la visibilité de sa production… Mais s’il se laisse guider par les tendances SEO, la vraie info deviendra rapidement « not provided ».

    1. Hello Jean, merci pour ton retour. Du coup: nous sommes parfaitement d’accord. Il faut encore s’entendre aussi (et tu mets maintenant ce périmètre) quant au profil du journaliste. Si tu évoques Mediapart, ok: on est d’accord.

  4. Bonjour Jean,

    Je vous remercie de commenter avec tant de passion mon article dont le propos, hélas, semble vous avoir quelque peu échappé.

    L’idée de ce billet était de mettre en parallèle la profession des rédacteurs (issus de la presse et du Web)sous le prisme du référencement naturel. Cela va de soi; un journaliste n’est pas un marketeur. Et pourtant, un journaliste peut être aussi un marketeur…

    A nul, je ne préconise de s’engouffrer dans la brèche du SEO, mais en quoi serait-il déshonorant de chercher le dialogue et l’interaction avec son lectorat? Il n’est pas juste question d’utiliser Google pour orienter un sujet, la finalité est d’aller à la rencontre du lecteur, pour l’informer ou communiquer avec lui. Car oui, le référencement est une des nombreuses cartes dont dispose un rédacteur pour valoriser son contenu.

    Il va sans dire qu’on écrit pas pour le Web, mais d’abord pour des gens; des gens qui par leur implication (leurs commentaires, leurs partages, leur engouement) renforcent la résonance d’une actualité. Toute cette démarche est pour moi loin d’être une perversion, c’est une vertu.

    Pour le reste, il en va de la responsabilité et de la conscience professionnelle de chacun.

    Avec ces précisions, j’ose espérer maintenant que cet article est davantage explicite et sans équivoque.

    Je vous remercie encore pour vos commentaires, et vous souhaite une excellente journée 😉

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