Étiquettes : , ,

Penser à la future traduction des contenus Web impose à son rédacteur une discipline de fer. Exit métaphores, adios références culturelles!

Dans un contexte hypermondialisé, la localisation et la traduction des contenus Web est devenu le quotidien de tous les rédacteurs. Sans parler des nombreux pays où l’on parle plusieurs langues, la majorité des PME aujourd’hui proposent des sites bilingues anglais français. Pour le rédacteur, les contraintes inhérentes à la traduction lui ordonnent encore plus de clarté et de précision.

Si l’humour et les sarcasme se traduisent très bien en anglais, ce n’est pas du tout le cas du chinois mandarin, par exemple, langue où le second degré n’existe pas

Traduction des contenus Web : on proscrit figures de style et métaphores

Même si un professionnel sait parfaitement qu’il ne doit pas traduire littéralement un texte soumis, les métaphores sont à éviter. Elles ne parlent pas à tout le monde de la même façon et risquent d’être mal comprises par le traducteur lui-même. De façon générale, toute figure de style est risquée: si l’humour et les sarcasme se traduisent très bien en anglais, ce n’est pas du tout le cas du chinois mandarin, par exemple, langue où le second degré n’existe pas.

On évitera donc les euphémismes, les ellipses ou les hyperboles qui nécessitent d’importantes explications alors qu’une page Internet ne souffre d’aucune longueur. Surtout si la traduction des contenus est payée au mot, la concision est de rigueur!

Des références culturelles impossibles à traduire

Il existerait plus de 50 mots japonais différents pour qualifier la pluie et les inuits utiliseraient plus d’une centaine de déclinaisons du mot neige. La langue est le reflet d’une culture et pour un site Web, on parle d’ailleurs de localisation linguistique d’un contenu plutôt que de traduction. Rédacteurs francophones, soyez attentif à l’emploi de belgicismes ou de termes québécois. Ils sont difficilement compréhensibles pour l’ensemble des francophones et complexes à saisir pour le traducteur qui pourrait ne pas trouver de terme adéquat dans la langue de destination.

Le rédacteur Web doit gommer les références culturelles les moins évidentes de ses écrits. En témoigne la liste de 11 mots « intraduisibles » publiés sur le Web en 2011. En cas de doute, une recherche sur Google translate permet  de se faire une idée sur les termes qu’il convient d’utiliser ou d’écarter. Vérifiez tant que faire se peut le possible caractère péjoratif d’un mot après traduction et gardez à l’esprit qu’une langue est aussi le reflet d’une « façon de penser ».

Et la part créative éditoriale alors?

Loin de moi l’idée de vouloir réduire votre créativité. Il vous reste une large part éditoriale pour démontrer toutes vos compétences. Au contraire, ces exigences demandent de choisir avec plus de soin encore des exemples percutant et de sélectionner avec attention les meilleurs synonymes. C’est la réflexion stratégique du message à faire passer à toutes vos audiences qui est intéressante. Un beau défi à relever au quotidien.

Et vous? Prenez vous en compte la traduction de vos contenus en phase de rédaction? Avec-vous déjà fait l’expérience d’une adaptation difficile?

Crédit: Wikimedia Commons


Commentaires

  1. Bonjour,

    Merci pour cette approche originale de la rédaction web. A titre personnel (et ne dépendant pas d’un grand groupe mondial), je préfère exclure ces considérations lorsque j’écris. Car au bout du compte, on en arrive à un appauvrissement des textes. A quoi bon avoir un texte traduit dans 100 langues, si il n’est pas percutant ou réellement attrayant ? C’est mon avis mais je conçois que cette prévision des futures traductions soit importante pour certains.
    Merci encore de cette approche…

  2. Morgane Delaisse dit :

    Pas facile en effet de trouver le juste milieu entre efficacité et impératifs rédactionnels. Ma prise de position est très personnelle et j’admets évidemment qu’on ne soit pas d’accord avec ceci. J’espère surtout qu’elle pose les bonnes questions.
    Merci pour votre commentaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Devenez chroniqueur

Vous souhaitez devenir chroniqueur ou nous soumettre un article? Rien de plus simple.

Ça m'intéresse

#EPW sur Twitter

#EPW sur Facebook

À propos

Votre blog Écrire pour le web en chiffres
  • Plus de 25.000 sessions par mois
  • Plus de 35.000 pages vue chaque mois
  • 1500 abonnés à la newsletter
  • Créé en 2006
  • 1e position dans Google sur des expressions métier
En savoir plus