AIDA

Étiquettes : , , , ,

Vous voulez acquérir ou convertir de nouveaux clients? Suivez la méthode AIDA: Attention, Intérêt, Désir, Action. Quelques rappels utiles.

L’acronyme AIDA représente les 4 éléments fondamentaux de la rédaction web qui, appliqués de manière séquentielle, transformeront plus facilement vos prospects en clients.

On le sait, la rédaction Web est irrémédiablement liée à l’architecture de l’information de votre site Internet. Or, qui dit architecture, dit aussi hiérarchie de l’information. Cette hiérarchie fait donc référence à l’ordre d’importance dans la mise à l’écran des contenus.

On convient, en rédaction Web, que ce qui est plus important, mais aussi pertinent et généraliste, doit figurer dans la partie supérieure de l’écran. Ce qui est accessoire, secondaire, ou plus particulier à un segment de lecteurs, apparaîtra à la suite, donc.

Mais cette importance ou pertinence doit tenir compte, pour peu que vos contenus aient mission de convertir des cibles, du trajet d’engagement de vos lecteurs: de leur adhésion progressive à votre discours. C’est ce qu’on appelle dans notre jargon le processus AIDA.

Attention, Intérêt, Désir, Action: respectez le trajet d’engagement dans vos contenus, pour mieux transformer vos prospects en clients

AIDA : les 4 étapes de la rédaction Web

La démarche AIDA est efficace parce qu’elle prend en compte les 4 étapes clés dans le processus d’acquisition ou de conversion de vos cibles. On vous en parlait déjà sur ce blog il y a plus de 5 ans, et la méthode s’avère toujours très utile, lors que la surabondance d’information ne désemplit pas sur Internet.

Explications sur cet outil fabuleux, ces quatre lettres magiques qui font d’AIDA un excellent levier de conversion:

A = Attention

Tout d’abord, attirez l’Attention de votre visiteur. Cette première étape dans le processus de commercialisation de vos produits ou services doit permettre au visiteur de connaitre la particularité de votre offre : avec un titre, une image forte, un slogan.

L’utilisation d’une image forte pour commercialiser un produit ou un service est un élément clé dans cette étape. Par contre, le titre doit en quelques mots résumer la proposition de valeur unique de votre produit, service, de manière à basculer le lecteur du mode « attentif » au mode « intéressé.

I = Intérêt

Après avoir attiré l’attention, vous ne gagnerez l’Intérêt de votre visiteur qu’en lui prémâchant la tâche. C’est ici qu’on lui proposera une description non pas du produit mais des avantages du produit ou du service pour lui, lecteur.

Votre cible doit pouvoir capter rapidement en quoi votre produit ou service va l’aider elle, personnellement. Etablir une liste des fonctionnalités n’est pas suffisant, expliquez-lui clairement comment celles-ci lui seront bénéfiques.

D = Désir

Après avoir attiré l’attention du prospect, après avoir conforté son intérêt, il faut encore susciter en lui le Désir de vous garder dans son bon souvenir, de s’engager vis-à-vis de votre promesse. Au mieux, bien sûr, il s’agira de susciter son désir immédiat d’acheter le produit ou le service offert … Mais ne rêvons pas: à moins d’un argument plus que déterminant – singulier, original et compétitif, votre discours n’est pas le premier seul vecteur de conversion.

En d’autres mots, susciter le désir est probablement l’étape la plus difficile du modèle AIDA. C’est en mettant en avant votre expertise, votre savoir-faire et en vous démarquant de vos concurrents que vous réussirez à susciter le désir.

A = Action

Cette dernière étape permet à votre prospect de passer à l’Acte. C’est, au mieux, le moment du clic sur le bouton « J’achète ». Alternativement, ce sera un détour par le comparateur de prix ou le simulateur, voire une inscription à la newsletter ou au fil RSS, ou encore un like sur la page Facebook.

Au niveau du contenu, c’est le « call to action » – c’est-à-dire le lien qui permet au lecteur de devenir utilisateur (d’acquérir le produit ou service que vous lui avez présenté) qui remplit ce rôle.

L’attrait visuel du « call to action » est primordial: il doit être engageant, rassurant, visible, identifiable, attrayant, unique!

Pratiquez-vous déjà cette méthode? Avez-vous des outils alternatifs? Quelle démarche autre que AIDA appliquez-vous dans l’organisation de vos contenus web pour transformer avec succès vos visiteurs en clients, que ce soit pour des sites de e-commerce, des mailings, des annonces-presse, etc. ?


Commentaires

  1. AIDA est une formule dépassée.
    Dabord, parce qu’elle a été écrite par Elias St. Elmo Lewis en 1895.
    Oui, vous avez bien lu 1895.
    Ensuite, parce qu’elle amène le prospect par stades progressifs au coeur de la proposition commerciale.

    Aujourd’hui, la VITESSE DE LECTURE EST CAPITALE dans la communication publicitaire.
    La première perception doit être la bonne !
    Vous avez 2 à 3 secondes pour persuader.
    Il faut mettre tout de suite le lecteur sur la bonne piste
    Place à l’ICI :
    > Interpeller
    > Compréhension & Conviction & Clarté
    > Inciter à l’action.

  2. Je ne vous suis pas du tout dans vos arguments. Le premier, chronologique: les mathématiques ont été inventées depuis bien plus longtemps qu’AIDA et on ne les a pas abandonnées sous prétexte d’obsolescence. Le second: vous confondez (volontairement?) vitesse de lecture et processus décisionnel. De même que vous substituez le temps d’attention (2 à 3 secondes) au temps total d’assimilation de l’information. Les études sont nombreuses à le démontrer: les consommateurs « épluchent » les pages produit, comparent, reviennent et finissent même par acheter hors ligne. Et nos résultats de tests pour les clients le démontrent: AIDA reste parfaitement adéquat dans une stratégie de contenu. Enfin, votre ICI ressemble à s’y méprendre à cette méthode d’entonnoir, sauf sans doute la clarté qui n’est pas une action mais un état.

  3. Merci pour cet article Isabelle mais je suis plutôt d’accord avec Jean-paul et Muriel. Voici mon article sur comment acquérir et convertir de nouveaux clients si ça peut intéresser : http://www.redactrice-web.ma/5-points-essentiels-pour-auditer-l-inbound-marketing-de-votre-site-web/

    Par l’occasion je tiens à te féliciter Muriel Vandermeulen pour ce blog car vos articles apportent des informations de qualité et une réélle valeur ajoutée. C’est l’un des rares qui ne me font pas perdre mon temps.

    A très bientôt 🙂

  4. Je voulais dire que, face à l’Infobésité, le lecteur fixe son attention sur nos messages dans une durée de plus en plus courte. Ne confondons effectivement pas facteurs d’attention et processus décisionnel. Celui-ci implique effectivement le recours à des informations glanées sur internet, auprès des amis et relations , en magasins et sur papier.
    Je reste convaincu que AIDA, en 4 étapes, n’est plus adapté et que l’ICI pour
    Interpeller (en 3 secondes),
    Convaincre,
    Inciter à l’action,
    répond mieux à notre monde où les médias (in et offline) se bousculent.

  5. Merci Jean-Paul pour votre retour. Le délai d’attention reste de 8 secondes, en moyenne (http://www.statisticbrain.com/attention-span-statistics/). Et je reste convaincue qu’au fond nous travaillons sur les mêmes leviers. Vous avez simplement associé « désir » et action dans « inciter à l’action ». En substituant ICI à AIDA, vous préchez pour votre chapelle: vous vendez votre méthode ». Mais on le sait l’un et l’autre: un bouton et un ordre seuls n’incitent pas à l’action: il faut un argument de vente en amont, qui motive le clic sur ce bouton », un click trigger dit-on également. J’aborde cette question dans une conférence régulièrement donnée chez EcommerceLive, que nous annonçons sur notre site Internet: http://www.wearethewords.com/e-mail-et-newsletter-fondamentaux-editoriaux/

  6. Merci pour cet article très intéressant ! Cela dit il existe d’autres structures toutes aussi efficaces qu’AIDA. AIDA reste assez « basique », il faut savoir la modeler selon le contexte (produit, marché, support de communication etc…).

    1. Cher Alexis

      bien sûr qu’il existe d’autres structures. Notre intention, sur ce blog, n’est jamais, au grand jamais, de faire croire à nos lecteurs qu’il existe des recettes universelles, des panacées, des méthodes et systèmes tout faits, qui procurent la solution unique, imparable. Mais, comme je l’ai dit dans mes précédentes réactions déjà: AIDA est une aide précieuse pour le rédacteur Web, dans l’organisation de son information pour répondre à un certain comportement de lecture à l’écran. Merci à vous pour votre avis, et au plaisir d’échanger.
      Muriel

  7. Merci Muriel, pour ces données complémentaires. J’ai des chiffres plus alarmants concernant le délai d’attention :
    • Quel est le temps de regard fixe consacré à une publicité imprimée dans un magazine ? Entre 2 et 6 secondes.
    • En combien de secondes un consommateur décide d’ouvrir un e-mail ou une e-newsletter ? En moyenne de 1 à 1,5 seconde !
    (information enregistrée lors d’un séminaire de la http://www.BDMA.be, sur le eye-Tracking donné par Ludovic Depoortere de http://www.rogil.eu
    en…2006 déjà). Un spécialiste comme http://www.Gweezy.com peu sans doute confirmer ces chiffres.

    Ce qui est sûr c’est que le consommateur reçoit de plus en plus de stimulus et qu’il a de moins en moins de temps pour les voir. Ne parlons pas de les analyser ou de les mémoriser.

    Le A de Attention ou le I de Interpeller est crucial.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Devenez chroniqueur

Vous souhaitez devenir chroniqueur ou nous soumettre un article? Rien de plus simple.

Ça m'intéresse

#EPW sur Twitter

#EPW sur Facebook

À propos

Votre blog Écrire pour le web en chiffres
  • Plus de 25.000 sessions par mois
  • Plus de 35.000 pages vue chaque mois
  • 1500 abonnés à la newsletter
  • Créé en 2006
  • 1e position dans Google sur des expressions métier
En savoir plus